26 juin 2007
Echangisme.
Je viens de lire dans le magazine "Sensuelle" l'article : "J'ai testé... le club échangiste".
Je vous le recopie, parce que je le trouve vraiment très bien (Il m'a un peu détendue sur le sujet...) :
"Ce soir là, j'étais plutot crevée. Je revais de me lover contre mon homme sous la couette. Programme qui lui convient généralement très bien. Pas cette fois, il avait manifestement des envies de partage... Finalement, je me suis laissée tenter... après lui avoir glisser doucement, blottie contre son épaule : "Mais on ne sera pas obligé de faire des trucs si on en a pas envie ?". Et bien oui, on peut être jeune, belle, aventureuse et pas être open 24h/24 à toutes nouvelles experiences sexuelles. Ce qu'il n'empeche, j'avais envie de tester le concept et tous les éléments étaient réunis. J'avais une totale confiance en lui ("Tu ne t'éloigneras pas de moi hein ?") et en ses sentiments pour moi. Et lui m'a rassuré ("Il n'y a aucune obligation et si ça ne nous plait pas, on s'en ira.").
23h30 : Direction "Les Chandelles", la boite échangiste la plus classe de la capitale (D'après les rumeurs car les clubs échangistes, tout le monde en parle mais officiellement personne n'y a jamais mis les pieds.)
00h : Le verdict est sans appel. Le videur me regarde de haut en bas : "C'est jupe et talons obligatoires" et me farme la porte au nez. Charmant. Merci, je le savais mais comment on fait quand on a pas eu le temps de rentrer se changer ?
00h30 : Reponse au 2+2. Une charmante jeune femme nous ouvre. Même topo : "La jupe est obligatoire". Mais devant ma mine déconfite elle enchaine : "On en loue à l'intérieur" (Décidemment de nos jours tout se loue). Avec un petit air naif, je m'interroge : "Et comment je fais pour les chaussures ?".
La femme me sourit (Ce sourire qui veut dire : Elle doit encore apprendre la vie cette jeune fille). "Vous n'en avez pas besoin, vous pouvez rester pieds nus." (Suis-je bete). D'ailleurs je me demande pourquoi on loue une jupe si c'set pour l'enlever dans les trois secondes. Heureusement, à l'intérieur, pas de tel précipitation.
00h45 : Nous nous installons tranquillement dans la pièce centrale, sur les banquettes et nous commandons un verre. Un peu d'alcool devrait m'aider à me décoincer ! Jusque là rien de très sexuel à vue d'oeil, on dirait une boite un peu déserte (Il faut dire qu'on est lundi). Piste de danse, spots lumineux, rien de special. Hormis les quelques cabines aux rideaux de velours rouges qui permettent de s'isoler. L'hotesse nous explique que tout se passe à l'étage.
Revenons à nos canapés. Mon homme commence visiblement à être excité. Il remonte peu à peu ma jupe et me caresse les cuisses (Compte tenu des circonstances, j'avais enlevé ma culotte en arrivant). Ce qui ne laisse pas indifférent un jeune japonais, venu avec sa copine toute intimidée par les évenements.
1h30 : C'est le moment du grand saut. Nous montons les escaliers. La salle à l'étage est relativement bien conçue avec des lits et des fauteuils, mais également quelques cloisons et recoins pour laisser le choix : être généreux avec les autres clients ou se la jouer perso/égoiste. Mon coeur bat à 100 à l'heure. La peur et l'excitation se mèlent. Mais la réalité du monde exterieur semble loin. J'ai l'impression d'être dans un rêve éveillé. Une femme est étendue sur le garnd lit central, un homme entre ses cuisses. Nous nous allongeons un peu plus loin. Je n'enlève pas mes habites et relève seulement ma jupe, comme pour me sentir moins vulnérable. Etant largement la plus jeune de la soirée, j'en suis devenue l'attraction principale. Deux hommes et une femme s'approchent et commencent à me caresser. Je n'avais jamais eu plus de deux mains étrangères sur mon coprs et cette experience est troublante. Je ferme les yeux. Je nage en pleine contradiction : les sensations sont agréables mais en même temps, je me sens atteinte dans mon intimité. J'ai du mal à accepter ces mains que je ne connais pas et le fait que je pourrais en ressentir du plaisir.
Certains gestes sont doux, d'autres moins. Un des hommes me fait mal et je demande à mon partenaire de l'éloigner. Je n'éprouve aucune excitation. Ce sont des caresses, rien de plus. Je ne suis pas attirée par ces personnes, je n'ai aucun sentiment pour elles. Tout cela me semble très mécanique. J'essaye de me décontracter, de laisser vagabonder mon esprit, de ne plus penser à ces homme et femme qui m'entourent mais seulement à ce que je ressens. Mais la réalité est plus forte que l'imaginaire. Je ne me sens pas à l'aise. Mon ami le comprend et me demande si je veux arrêter. J'acquiesce. Il me prend dans ses bras, me caresse et ses ais, elles, m'excitent. Nous faisons l'amour tous les deux préférant le contact des regards.
3h : Un peu plus tard, après un autre verre, nous recommençons, plus décontratés. Je suis rassurée. Ici le respect est la règle d'or. Souvent, les clients vous demandent avant de vous toucher. Et au moindre signe, ils vous laissent tranquille.
4h : Après un dernier verre, nous quittons les lieux. Je rends ma jupe, renfile mon jean et nous revoilà dans les rues froides de Paris. Le plus excitant finalement a été d'y repenser après et d'en reparler avec mon homme une fois sous la couette. Une soirée pour plusieurs nuits d'entreintes endiablées. Plutot rentable comme experience... (Constance Denis)"
Je suis très partagée sur les clubs échangistes. L'idée m'excite (Je suis très voyeuse (Je rêve de voir un peep show !) et un brin exhib' quand je me sens bien dans mes baskets) et m'effraie. Du coup, je me retrouve assez dans les mots de Constance.
Je ne doutais pas vraiment du respect des protagonistes. Car souvent les personnes qui osent franchir le pas de leurs fantasmes respectent suffisamment leur partenaire pour en avoir parlé avec eux...
J'ai testé une fois le triolisme... mais dans de très mauvaises circonstances. Du coup, j'en garde pas un bon souvenir. Mais j'y pense encore parfois... j'aimerais bien franchir le pas, une fois... mais pas avec des amis !
Et vous ?
Commentaires
Oh, moi... Vous pourriez lire mes deux dernières notes ("Les lieux impurs") et les trois qui vont suivre. Elles pourraient vous plaire.
MemHo
Oh, ben moi, l'idée ne m'a jamais traversée l'esprit, en réalité.
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