Le Boudoir de Chateign

Prenez de l'audace, une envie assumée de parler pour ne rien dire, un peu de provoc, un soupçon d'insolence et hop ! Vlà une ptite nana qui vient mettre les pieds dans le plat ! ...en se pourlechant les babines, bien sur...

22 novembre 2007

[Séance Inside]

Hier, pendant que j'étais cloitrée au lit, malade comme un moche poux, j'ai enquillé la téloche et je me suis bouffé des nouveaux films :

LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE
Résumé : Arthur était pourtant sûr qu'avec Lola, ils ne tomberaient jamais dans les clichés du couple ! Mais voilà, aujourd'hui, Lola, 30 ans, élevée au prince charmant, veut une preuve d'amour et une vraie : le mariage ! Elle lui vend un mariage idyllique et Arthur, par amour, finit par se laisser convaincre. Mais attention : uniquement à ses conditions !
Entre les rêves de petites filles de Lola, les envies anticonformistes d'Arthur, le mariage en grande pompe qu'imagine la famille, et la réalité qui les rattrape, l'organisation du plus beau jour de leur vie va s'avérer plus compliquée que prévue. Pourvu qu'ils ne fassent pas comme tout le monde... mais en pire !
Mon avis : Ah, ah ! J'ai adoré !!! C'est super drôle ! Bon attention, hein ! C'est pas du grand film, genre "Je me fais une place dans le top 10 direct !", hein ! Mais, nous qui commençons à parler Mariage, j'y ai tout vu... Tous les clichés, les démons possibles et inimaginables ! Surtout si vous prévoyez un mariage et que vous êtes du genre angoissé(e), évitez-vous des sieurs froides ! Mais sinon foncez... C'est tout simplement drôle... Les acteurs, par contre, n'ont rien de vraiment bandant ! Ils sont... là et ils jouent ce qu'ils doivent jouer.

Tiens je vous avais pas dit non plus que j'avais été voir, au cinoche, avec mon Piraaate et un pote :

L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD
Résumé : Jesse James fut l'une des premières superstars américaines. On a écrit d'innombrables livres et récits sur le plus célèbre hors-la-loi des Etats-Unis. Fascinants et hauts en couleur, ceux-ci se focalisent le plus souvent sur son image publique et ses exploits... avec un souci tout relatif de la vérité. Ceux que Jesse James pilla, ceux qu'il terrorisa et les familles de ceux qu'il tua ne virent en lui qu'un dangereux criminel. La presse, qui suivit avec passion ses braquages tout au long des années 1870, jetait par contre sur lui et sa bande un regard des plus admiratifs.
Homme du sud, ancien guérillero, Jesse aurait agi au nom d'une cause, noble et tragique : se venger de l'Union qui avait gâché sa vie avant de le marquer dans son corps. Ses concitoyens, de plus en plus urbanisés, de plus en plus coincés et réduits à une vie d'une désolante banalité, voyaient en lui le dernier des aventuriers. Un mythe vivant...
Robert Ford était l'un des plus ardents admirateurs de Jesse. Ce jeune homme idéaliste et ambitieux rêvait depuis longtemps de partager les aventures de son idole. Il était loin de prévoir qu'il entrerait dans l'Histoire comme "le sale petit lâche" qui tuerait Jesse James dans le dos.
Mais qui fut vraiment Jesse James, au-delà du folklore et du battage journalistique ? Et qui fut ce Robert Ford, entré à 19 ans dans le cercle des intimes de Jesse, qui réussirait à abattre chez lui l'homme que poursuivaient les polices de dix Etats ? Comment devinrent-ils amis ? Que se passa-t-il entre eux durant les jours et les heures précédant ce fatal coup de feu qui scellerait leurs destins ?
Mon avis : J'avais très envie de voir ce film... tant par son côté nostalgique (Je chantais au collège en cours de flute, une chanson sur Jesse James ! Youpi !) que pour son renouveau de l'art difficile qu'est le Western... Erreur ! C'était horrible !
Un mot m'a assailli pendant tout le film : IN-TER-MI-NA-BLE... ou IN-TER-MINABLE ! Au choix...  Pourtant y a de bons acteurs... Je me suis enuyé, sans pouvoir m'endormir tant la bande son étant forte... sans moi !

Posté par Chateign à 17:32 - Cinéma Chronophage - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2007

Cinemarathon

Mardi dernier, j'avais envie de me faire une journée Cinoche. J'ai pris mon sourire, ma carte UGC, mes pieds et en route pour Bercy.
Un départ assez matinal m'a permis de chopper au vol la première séance de :

JANE
Résumé du film : Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d'amour vécue, à l'aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy...
Mon avis : Pour les amatrices de l'auteur, c'est un pur bonheur ! Vous êtes plongées dans l'univers voluptueux, so british de Jane en découvrant cette femme de coeur, de lettres, de caractère ! Si vous avez aimé Orgueil et préjugés, vous adorerez Jane !

Ensuite, une petite pause pomme/clope :

UN SECRET
Résumé du film : L'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses quinze ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet enfin de se construire.
Mon avis : J'ai vraiment beaucoup aimé ! J'ai trouvé ce film "humain"... un cocktail de défaits, de qualité, d'émotions, de partage, de secret... d'humanité ! Une belle prestation !

Un peu mal à la tête, mais la journée n'est pas finie :

DEUX VIES PLUS UNE
Résumé du film : Eliane étouffe entre son travail d'institutrice, son mari protecteur, sa mère envahissante et sa fille. Elle est au bord de la crise ! Encouragée par ses meilleures amies et de nouvelles rencontres, elle décide de poursuivre ce qui compte pour elle : réconcilier sa vie actuelle et celle dont elle rêve...
Mon avis : Du petit film Français touchant sans tâches. Ca se regarde, on s'en amuse, on passe un bon moment mais on le reverra pas. La chose que j'ai le plus aimée : C'est le parallèlle entre elle & moi... mais c'est une complicité toute personnelle ! Si vous avez une séance à perdre, allez y !

Posté par Chateign à 14:28 - Cinéma Chronophage - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

[Cinéma, Cinéma]

Bon alors Blue en me laissant un commentaire nous fait part d'uns discret rappel à l'ordre (non ? ), parce qu'il est vrai que ça fait un moment qu'on a pas dit un mot : un mot !

Voilà elle est contente !

Bon sinon on a été au cinoche, bien sur :

[LA VENGEANCE DANS LA PEAU]
Résumé du film : Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d'une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer - l'exécuteur le plus implacable de l'histoire de la CIA. L'expérience tourna court et l'Agence décida de le sacrifier.
Laissé pour mort, Jason se réfugie en Italie et entreprend une lente et périlleuse remontée dans le temps à la recherche de son identité. Après l'assassinat de sa compagne, Marie, il retrouve l'instigateur du programme Treadstone qui a fait de lui un assassin et l'a condamné à l'errance. S'estimant vengé par la mort de ce dernier, il n'aspire plus qu'à disparaître et vivre en paix. Tout semble rentré dans l'ordre : Treadstone ne serait plus qu'une page noire ? une de plus - dans l'histoire de l'Agence...
Mais le Département de la Défense lance en grand secret un second programme encore plus sophistiqué : Blackbriar, visant à fabriquer une nouvelle génération de tueurs supérieurement entraînés. Jason est, pour le directeur des opérations spéciales, une menace et une tache à effacer au plus vite. Ordre est donné de le supprimer. La traque recommence, de Moscou à Paris, de Madrid à Londres et Tanger...
Notre avis : Alors je dois dire que dimanche, on s'est fait un marathon ! On a regardé les deux premiers et ensuite on a filé au cinoche voir le troisième ! Ah ah ! J'ai a-do-ré ! Pourtant pas fana de films d'action, là je dois dire que tout y est : une excellente prestation des acteurs, une belle réalisation, un scénar impeccable... On est pendu aux lèvres du film tout du long !
Seul bémol : J'ai trouvé que dans le troisième (et un peu dans le deuxième parce que c'est le même réalisateur), les scènes pures d'action sont un peu fouillies et difficiles à suivre et donc à appréciées... mais l'intrigue est tellement bonne !

[L'AGE D'HOMME...]
Résumé du film : Samuel a 30 ans. Ex-célibataire endurci, il vit depuis un an avec une photographe : Tina mais il prend peur au moment de s'engager.
Il se donne alors vingt-quatre heures pour décider s'il va rompre ou non avec cette femme qu'il aime, persuadé qu'elle le quittera tôt ou tard.
A ses côtés, Samuel peut compter sur Jorge et Mounir, ses confidents attitrés.
Notre avis : Fred était pas très chaud pour y aller parce qu'on lui avait dit que c'était naze... Et ben tout faux ! On s'est régalé ! On s'est bien marré ! Si vous avez aimé Mensonges, trahisons et plus si affinités, vous ne pourrez qu'aimer ce film, qui bien qu'un peu moins mordant, est tout aussi frais, avec de bonnes répliques cultes et pas tant de clichés que ça !

Sinon nous, on va bien ! Et ce week end c'est notre anniversaire !!!

Posté par Chateign à 12:00 - Cinéma Chronophage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 août 2007

[Brèves de la Semaine]

Contre toutes attentes, j'en a pris des couleurs ! Revenue de ma semaine à Biganos (33), nous voilà en vacances ensemble et avant notre départ à Rome, j'avais envie de vous faire partager deux ou trois trucs...

[Cinéma, Cinéma]

Après avoir investi dans nos cartes UGC Illimités (Vous saviez que MK2 change de cheval en septembre ? Ben si !), on a pris la première séance qui nous passait sous la carte :

2 DAYS IN PARIS
Résumé du film : Marion, photographe d'origine française, vit à New York avec Jack, architecte d'intérieur. Pour donner un nouveau souffle à leur relation, ils partent en voyage à Venise - mais leur séjour est gâché lorsque Jack attrape une gastro-entérite... Ils décident alors de se rendre à Paris où Marion a toujours des attaches.
Là encore, l'escapade amoureuse tourne court : entre les parents envahissants de la jeune femme, ses ex-petits copains dragueurs et la manie de Jack à prendre en photo la moindre pierre tombale, le couple ne trouve aucun répit !
Parviendront-ils à surmonter la tempête ? Ou passeront-ils maîtres dans l'art de la dispute ?
Notre avis : Je dois dire que Fred n'était pas très motivé ("Super... Une comédie romantique..."). Moi, ça m'allait plutôt bien ! Mais quelle ne fut pas notre surprise !!! C'est une pure merveille ! Loin des soaps gnangnans habituels, voici une vraie comédie avec du vrai humour ! Les répliques fusent ! Les clichés franco-américains sont poussés à leurs paroxismes faisant exploser de rire une salle comble inter-générationnelle ! Si je peux vous conseiller un film, c'est bien celui-ci !
Les deux acteurs principaux sont tout simplement fabuleux, sarcastiques, joueurs ! Un régal !

RATATOUILLE
Résumé du film : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. Ni l'opposition de sa famille, ni le fait d'être un rongeur dans une profession qui les déteste ne le démotivent. Rémy est prêt à tout pour vivre sa passion de la cuisine... et le fait d'habiter dans les égouts du restaurant ultra coté de la star des fourneaux, Auguste Gusteau, va lui en donner l'occasion ! Malgré le danger et les pièges, la tentation est grande de s'aventurer dans cet univers interdit.
Ecartelé entre son rêve et sa condition, Rémy va découvrir le vrai sens de l'aventure, de l'amitié, de la famille... et comprendre qu'il doit trouver le courage d'être ce qu'il est : un rat qui veut être un grand chef...
Notre avis : Généralement amateurs de Disney & Pixar, on s'est dit "Why not !" ! Quelle erreur ! Pas original pour un sou ! La morale "bon enfant" qui passe si bien d'habitude est ici plus que cucu la praline ! Pas drôle, voire long et ennuyeux par moment. Juste déçus.

LES INVASIONS BARBARES
Résumé du film : Rémy, divorcé, la cinquantaine, est à l'hôpital. Son ex-femme Louise rappelle d'urgence leur fils Sébastien, installé à Londres. Ce dernier hésite - son père et lui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps. Finalement, il accepte de revenir à Montréal pour aider sa mère et soutenir son père.
Dès son arrivée, Sébastien remue ciel et terre, joue de ses relations, bouscule le système de toutes les manières possibles pour adoucir les épreuves qui attendent Rémy. Il ramène aussi au chevet de Rémy la joyeuse bande qui a marqué son passé : parents, amis et anciennes maîtresses.
Que sont-ils devenus à l'heure des "invasions barbares" ? L'irrévérence, l'amitié et la truculence sont-elles toujours au rendez-vous ? L'humour, l'épicurisme, le désir peuplent-ils toujours leurs rêves ? A l'heure des invasions barbares, le déclin de l'empire américain continue...
Notre avis : Un très beau film ! Sous des thèmes difficiles, tels que la mort, la solitude, la drogue, le terrorisme, le fossé entre les classes, etc... Ce film est un beau bol d'humour et d'intelligence ! A voir !


Sinon, notre sélection NET cette semaine :

SITE DE CULS
Site au concept amusant : Afficher des photos (Jamais vulgaires !) de fessiers ! Pas de jaloux : Le vrai, le faux, Le laid, le beau, Le dur, le mou... Tout, tout, tout ! Vous verrez tout de leurs fessiers !

Posté par Chateign à 12:05 - Cinéma Chronophage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2007

Propagande gaucho mal dégrossie.

Montage du décor et distribution des rôles.
Couple, nous sommes. Lui, de gauche. Elle, de droite. Pour le meilleur et pour le pire, ils voteront. Mais là n'est pas (encore) la question.
Après une rude négociation au corps à corps, il négocit "300" contre "La tête de maman". (Niark !)
Nous voilà donc partis mater 2h de boucherie...

...

ELLE : Je regrette de devoir l'admettre mais... je m'attendais à pire ! C'était pas mal ! L'esthétique était magnifique, les plans très bien choisis.. Leonidas, viril et couillu comme il se doit ! (Je le lâche ?) Allez, c'était pas mal...
Gnagnagna...

LUI : AH ! (Ouais ! Ca va, tu baves !) Tu devrais lire l'article du mec de Libé... Ca va te révolter, mon amour...

...

La suite, on s'enfout ! Ce sont des mots d'amour... Des mots de tous les jours ! Hé hé...

Donc, me voilà partie conquérir les monstrueuses lignes "Libératrices". Internet me facilite légèrement la tâche et... Je trouve ça :

This is merdaaaaa !
Péplum bushiste belliqueux, «300» exalte un héroïsme puéril.
Par Alexis BERNIER, Bruno ICHER
QUOTIDIEN : mercredi 21 mars 2007
300 De Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham. 1 h 55.

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. Depuis huit mois, une habile campagne de marketing virale a électrisé toute la nation geek. Fanas de BD, inconditionnels de jeux vidéo ou de cinéma de genres ne se sont pas fait prier pour faire tourner eux-mêmes en boucle sur le Net une efficace bande-annonce promettant une inoffensive et jubilatoire fresque épique. D'autant que le traitement des images de ce péplum digital (dans la lignée de Sin City de Robert Rodriguez ou de Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran) est encore suffisamment original pour aiguiser les appétits.
Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ou de la future invasion de l'Iran.
L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux , les alliés ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.
On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.
Jeu lamentable. Heureusement, la médiocrité de la réalisation, l'indigence des dialogues, le ridicule des accessoires, le jeu lamentable des acteurs (la palme à Gerard Butler, qui surjoue comme aux plus belles heures du muet) et le sérieux professoral avec lequel Zack Snyder traite cette affaire, décrédibilise totalement la tentative de démonstration idéologique méprisable. Pour les spectateurs avertis qui se déplaceront en se bouchant le nez, 300 est aussi la meilleure comédie involontaire de ce premier trimestre. Le plus amusant étant sans doute le traitement outrageusement érotique de ces empoignades entre robustes gaillards en slip de cuir, adeptes de l'épilation intégrale et de l'abdo huilé. Si les Spartiates apparaissent comme des Chippendales de combat, leurs ennemis ont l'allure de drag-queens en folie. Le pompon pour Xerxès, chouchou évaporé, sanglé dans une quincaillerie dorée que même Mata Hari aurait trouvé trop voyante. Un look glam-SM qui atteint des sommets de grotesque quand il pique de grosses colères toutes rouges. Tout aussi rigolo, les innombrables visions panoramiques de champs de céréales Kellogg's, dorés par le soleil et ondulant au rythme de la douce brise spartiate, tandis qu'au loin la guerre gronde et que les femmes retiennent pudiquement leurs sanglots. Gratiné aussi, le Quasimodo de service, qui échappa à la rigoureuse sélection à laquelle tout enfant spartiate est soumis (s'il est mal foutu, on le jette) et ne trouve rien de mieux que de trahir ses compatriotes, qui l'avaient rejeté pour de bonnes raisons, la preuve.
Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.
En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.

J'hésite entre rire et pleurer. J'avais été habitué avec Ségo (Quoi ? Je fais ma vilaine sarkosiste Spartiate, vous permettez ?!), mais là !

...

Messieurs Alexis Bernier et Bruno Icher, j'espère que vous avez conscience de l'ampleur de la connerie que vous nous avez pondu là.

Je ne parlerais pas du fait que vos notions historiques sont sérieusement à réviser. Un film "historique" ne doit pas brosser le spectateur dans sa modernité, mais bien se replonger dans les us et coutumes de l'époque. L'histoire n'est pas là pour vous faire scander un énième "C'était mieux avant...". Beaucoup de civilisations faisaient ce tri, mais majoritairement la nature. Bref.

Bush ? Extreme-droite ? Casimir qui suce Harry Potter aussi, non ? Avez-vous pris le temps d'examiner la cible de ce film ? Nous SAVIONS que c'était une "boucherie", nous y avons trouvé du sang, des batailles, des grosses brutes spartiates (Les Spartiates respectent et aiment leurs femmes, vous auriez pu leur accorder au moins ça ! Hé hé...).
Reprenons la cible en ligne de mire : Le geek.
Saviez-vous que le geek est majoritairement à gauche ?

A un mois des présidentielles, je crois qu'il est temps pour Libé de garder sa place. Il ne fait pas campagne pour la gauche ? Car oui, votre pamphlet virulant semble être une mascarade politique : "Pas bien la droite ! Pas bien !". Ne croyez-vous pas qu'il est temps de cesser de prendre les gens pour des crétins incultes ?
Rassurez-moi ! Vous vous êtes flagellé en rentrant ?

300 a répondu à nos attentes : Un très beau film (Esthétiquement !) couillu !

Posté par Chateign à 12:35 - Cinéma Chronophage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2007

Allez, venez Milord !

Elle arrive dans quelques minutes... J'ai tout rangé, tout lavé. J'aime que cette grand-mère au regard plissé d'azur soit fière de sa petite fille. Journée vadrouille avec 60 ans d'écart.
Elle sonne. Elle découvre notre intérieur. Je fanfaronne notre cocon. Elle dépose le vieux courrier, une pendule aussi kitch que son manteau pour notre cuisine... et c'est parti !

Je profite de ma jeune génération pour lui faire découvrir la cour St Emilion. On fouille les boutiques dont la confiserie, ambiance de son temps. Deux, trois amplettes plus tard, nos estomacs manifestent famine. Hippopotanus pour les intimes ! Petit nom que je me garde bien de partager à ses chastes oreilles d'ainée.
Plateau découverte ? Bien sur, Mère-grand ! Quatre monstrueux steacks attendris par nos canines affamées, saupoudrés d'une poignée gargantuesque de frites. Nous voilà repues. Hmmm... Instant digestion. Un cinoche, Mémé ? Let's go...

La Môme...

Souffle coupée, bouffées de frissons, poudre de larmes, refrains fredonnés... Quelle prestation, les enfants ! Mortecouilles !
Je recommande !

Grisée par cette histoire aussi belle que dure (En somme une vie.), nous partons peaufiner nos caprices Rue Daguerre... Des pâtes fraîches, un nouveau gilet assorti à mes yeux, le coeur gâté de cette journée, nous reprenons nos chemins...

C'est une belle journée...

Posté par Chateign à 12:39 - Cinéma Chronophage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1