Le Boudoir de Chateign

Prenez de l'audace, une envie assumée de parler pour ne rien dire, un peu de provoc, un soupçon d'insolence et hop ! Vlà une ptite nana qui vient mettre les pieds dans le plat ! ...en se pourlechant les babines, bien sur...

09 décembre 2007

Sujet inattendu !

Une amie avait besoin, d'un texte succint alliant "Les Sens" et "Le Chantier"... J'ai donc laissé ma plume défiler :

C’est l’heure du déjeuner et comme chaque jour depuis quelques années, j’ai pris une salade chez mon boulanger préféré et suis partie m’installer dans un square près des ruines de Cluny. Depuis quelques jours, les travaux ont repris… Amoureuse de la vie citadine et de ses enfers, je découvre avec un plaisir inattendu le chantier. Assise sur mon banc, je me laisse émoustiller, mes sens aux aguets. Les muscles tendus des ouvriers huilés, par une chaleur insistante, mêlés aux arbres épanouis et aux ruines fraîches, font renaître un peu de l’éclat de la Rome Antique. Les odeurs s’entrechoquent, le musc des hommes, la fumée des moteurs environnants, la chlorophylle de cette nature salvatrice, la poussière fouettée par la besogne, ma salade… Tout cela m’enivre. Ma salade prend un tout autre goût, comme une saveur plus humaine, comme un cocktail de quotidien et de sensualité. Le ventre repu mais les sens en alerte, je m’approche discrètement, de peur de brusquer le naturel, du labeur. Les pierres semblent plus douces sous mes mains, ces hommes redonneraient-ils vie au monument ? Mes mains caressent fusionnellement les murs retravaillés, alors que je me laisse bercée, ensorcelée, par la symphonie des lieux. Les marteaux sont percussions, les moteurs crissants sont cordes, les ouvriers sont chœurs et la brise qui envolent tout ça. Submergée par le plaisir d’un quotidien, je retourne troublée et sourire à ma vie…

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27 novembre 2007

Atelier d'Ecriture - Sujet n°3

Participation au sujet n°3 :

Chez moi, le 27 novembre 2007

Mon très cher Lutin,

Je me rends compte que ça fait longtemps que je n’ai pas pris le temps de t’écrire. La dernière fois, ça devait être pour t’engueuler, en plus ! Ca me ressemble assez, ça !

Je suis parfois maladroite. Toi aussi. Enfin on tâtonne dans les aléas du quotidien pour ne pas s’oublier… Je ne t’oublie pas, mon amour. Jamais.

Parfois je me pose, je regarde autour de moi et je suis fière. Fière de construire avec toi. Fière ce que nous sommes aujourd’hui. Fière de partager ma vie avec un être aussi merveilleux. Fière de ton amour. Fière que tu crois si fort en moi. Fière quand je me ballade à ton bras. Fière de ce que nous voulons être demain.

Je me perds dans mes rêves au loin… Nous aurons une belle maison, une vieille maison… une vieille maison avec une âme, avec une histoire où nous ferons notre nid… Au jardin, tu auras ton âne, qui te tournera en bourrique, parce que ça te va si bien de rire… Nous aurons une cheminée, devant laquelle nous ferons l’amour, l’hiver, il fait si froid dehors… Tu auras ton video-projecteur (Matérialiste !) et j’aurais mon atelier… Nous aurons des tomates, des pommes, des cerises, des patates, des poireaux, des framboises, pleins de fruits et légumes au jardin… L’hiver, il neigera et nous ferons un bonhomme de neige, nous ferons un beau sapin et nous recevrons nos familles pour Noël, tu auras préparé la dinde pendant que je préparerais la maison à leur arrivée… Au printemps, nous prendrons nos vélos pour courir la campagne en riant, pour se perdre pique-nique à la main dans les champs… L’été venant, le barbecue renaîtra et nous retrouverons le plaisir de longues soirées d’été où tu me feras danser sur des chansons aussi touchantes qu’idiotes… Nos amis viendront nous voir et repartiront vite, juste de quoi profiter d’eux sans en avoir marre… Nous échangerons nos alliances, comme on en rêve depuis des mois… Et puis un jour, tu poseras ta main sur mon ventre rebondi, rebondi de tout notre amour…

Chaque matin, je me réveille et je te regarde… Je te regarde et je t’aime plus encore. Aujourd’hui, je t’aime plus qu’au premier jour…

Quand je suis près de toi, tout est… à sa place. Tout est naturel.
Notre amour nous attendait. Aujourd’hui, on avance ensemble, ta main dans la mienne, ma peau dans tes chairs, ton cœur dans mon être…. Je n’ai plus peur des tempètes…

Je ne suis pas très sure que tout ceci ait un sens. Je ne suis plus très sure de trouver les mots. Existe-t-il des mots suffisamment… Je ne sais plus…

Mais…

Je t’aime de tout mon être… jusqu’au bout du monde !

Parce qu’on le vaut bien !

Cha

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22 novembre 2007

Atelier d'écriture - Sujet n°2

Voici ma deuxième contribution à notre bel Atelier. J'ai choisi de lier mon sujet 2 au sujet 1 :

La lumière inonde la pièce, une lumière d’hiver. L’air est froid.

La pièce est simple, presque pittoresque.

Un grand lit défait, un coffre « U.S. Army » rouillé vomissant quelques haillons paillettes, un vieux réchaud, une ou deux boites de conserves vaguement planquées et une salle de douche dont l’odeur nauséabonde pollue… Insalubre ne suffirait à décrire le lieu.

L’argent de la veille traîne encore sur la table de nuit, son tiroir entrouvert dégorge de capotes plus ou moins utilisées. Le bout d’un portefeuille rose fluo Barbie dépasse…

Un petit corps recroquevillé grelotte au creux du matelas trop mou. Des os d’une maigreur affolante sont sculptés par le drap. Ils ne doivent pas avoir plus d’une vingtaine d’années.

Un air tiède s’échappe en de maladives expirations d’un visage à peine apparent au bout du drap. Quelques grasses mèches brunes tombent sur un front fiévreux. Son teint cireux et cadavérique, tout juste rehaussé du maquillage peinture de la veille, encadre deux petites perles d’espoir… des petits yeux bleus vidés par trop de sale vie. Son nez aquilin renifleur juste au dessus d’une petite bouche pulpeuse, séchée par un mauvais rouge à lèvres couleur grenat.

Ses pensées vagabondent là-bas…

Dans le jardin de ses parents, son petit frère court après les poules en riant… Sa mère cuisinant un bon ragoût dont l’humble fumet s’échappe de la fenêtre de la cuisine… Son père, au loin, se creusant le dos dans leur unique champ, tirant leur vieil âne…

C’est pour eux qu’elle doit travailler…

Un sourire ampli de douceur et d’amour illumine son visage…

Elle s’appelle Marie, elle a 19 ans et elle espère… encore…

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20 novembre 2007

Harry Potter & les Reliques de la mort

On a craqué... Son anniversaire est le 11 décembre, mais on a craqué et on l'a sorti avant de sa cachette...
Et comme je sautillais partout, les yeux pleins d'étoiles, dimanche il a déposé le trésor dans mes menottes... s'est lancé, alors, un marathon, je l'ai ouvert dimanche soir et l'ai refermé cette nuit...

20070607_Harry_Potter_Reliques_de_la_mort_7

Alors j'avoue que je suis assez mitigée pour le coup... Les 450 premières pages, je les ai trouvé (trop) souvent longues, ennuyeuses, avec des passages franchement inutiles dignes d'un vil remplissage, nos trois sorciers étant souvent à claquer de part leur stupidité... J'ai quand même failli plusieurs fois renoncer à le finir... mais j'ai tellement aimé les 6 premiers que j'ai dit ok : Je continue !

Mes efforts furent récompensés... Ces 450 pages passées, l'histoire s'est enfin mis en place, on avait plus la sensation d'être un pale remake de la seconde guerre mondiale, les personnages ont retrouvé leur saveur (ce qui comprend leurs défauts, hein ! Là n'était pas la question !), j'ai donc doucement repris plaisir à dévorer les lignes ! Et les 200 dernières pages !!! Un vrai régal !

Du coup, je ne sais comment me positionner... le plaisir fut long à venir quand même !

Et puis, petit bémol, j'aurais trouvé intéressant dans la dernière partie qu'on aprenne ce que devenait des personnages plus secondaires mais tout aussi attachants comme : Luna, Seamus, Dean, etc...

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14 novembre 2007

Atelier d'écriture

Je salue la merveilleuse initiative de notre Princesse nationale !
Elle nous a créé un atelier d'écriture, dont le sujet n°1 est :

Vous écrirez un texte court sous n’importe quelle forme, vers, prose, dialogue… La seule règle est d’y intégrer tous les mots que je vais vous donner. J’ai pioché ces derniers dans un bouquin (L’Infortunée de Wesley Stace) :
Hypnotisé, couche, lumière, prix, entrebâiller, recevoir, certain et faveurs.
Vous utiliserez ces termes comme vous le désirez mais ils doivent être dans votre texte.

Donc voici ma première participation (Pas terrible ! Ecrit en quelques minutes... Feignasse !) :

Mon dernier client est dans la salle de bain. La porte, légèrement entrebâillée, me laisse apercevoir cet amas de chair solitaire, un homme triste et seul… comme j’en reçois des dizaines par semaine…

Je suis fatiguée, mon corps me fait mal. La lumière salvatrice du jour s’immisce entre mes stores, je vais enfin pouvoir me retrouver. Enfin me « retrouver »… c’est pas certain.

Je ne suis pas d’ici, je ne sais plus bien mon age. Je suis venue dans ce beau pays pour me faire une place, j’en ai pas trouvé. Alors j’offre du rêve, de la chaleur, une présence à tous ces hommes… enfin surtout mes faveurs. La vie a un prix.
Il a fini, il me glisse quelques billets et sort sans un mot. Je suis seule. Aussi seule qu’eux…
Mon maque rentre, prend les deux tiers des billets et se casse.

Et comme chaque matin, je suis hypnotisée par mon miroir. A qui est ce corps décharné ? C’est moi ? Ce squelette souillé, c’est moi ?

Vidée de toute substance, vidée de toute envie, vidée de ma vie. J’attrape une dose et me couche. Il faut, comme chaque matin, que j’oublie.

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25 mars 2007

Rêve d'eau.

Tu dormais, j'avais envie d'un thé. Je me lève caressée des zébrures d'un soleil déjà haut. Je me glisse dans ma robe de chambre et me dirige vers nos trésors olfactifs. L'oeil gonflé, la bouche baillante, les mains qui s'agitent ; sans un bruit, tu pénètres la cuisine, me coince contre le comptoir... Je sens ta virilité arrogante et impétueuse plaquée au creux de mon échine. Tes mains encerclent ma gorge, plongeant ma chevelure contre ton torse doux et chaud. Elles partent explorer les vallons de ma chair avec puissance, je m'abandonne. Elles s'attardent sur mes fesses, lieu de cul(te) et remonte en une sinusoïdale à mon visage, mes lèvres dégustent les bouts de doigts préliminaires. Tu masques mon regard qu'un voile. Je suis à toi. Tu me soulèves du sol et m'emporte. Mon thé... Tu me déposes dans notre gouffre drappé et me noue les poignets. Je mime une rebellion gémissante. Tu fais autorité d'une voluptueuse poigne de fer, mes cuisses abdiquent. Je te sens sourire. Le jeu m'a éveillée. Ton doigt remonte d'une ligne mon antre et constate une crue provoquée par la main de l'Homme. Je te sens pointilleux sur l'état des dégats. Tu tournes et contournes les ilots de mon plaisir, j'étouffe à peine mon trouble. Ton nez curieux vient sonder les senteurs enivrées de mon calice, ta langue ne le fait pas attendre. Elle cherche quelques chose, fouille. Elle soumets mon silence, en envolée lyrique. Encore, encore... Et j'ai ouvert les yeux...

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14 février 2007

[Paranomase du matin : Crottin !]

Robin, loin d’être caché en ses bois,
Scrute Rodin, qui ne sait que faire de ses doigts,
Loin d’être agile dans l’argile,
Il tend son arc au monarque,
Le corps beau s’en saisit, édite :
Le panseur devient penseur,
Robin sous les doigts de Rodin,
Affligé, est retourné sans son effigie dans ses bois !

Posté par Chateign à 11:42 - Emplumée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2007

[We should be lovers...]

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Tu naquis dans une nouvelle fenêtre,
Lutin et langé de lettres,
Fantasmes, attentes sans visage,
Enfant Pirate et chatte sauvage.

Pas de son en tes mots,
Regards et espoirs clos,
L’étreinte t’a tué,
Sans baiser cette amitié.

Les secondes trottent,
Le drapeau de la complicité flotte…
Que sens-je ?

Tu as volé ma menotte,
Je frémis en un « Charlotte »…
Nuages ou étoiles, on frôle les anges !

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19 juin 2006

[L'immobilité de lettres.]

Cloîtrée dans ma chrysalide de rêves, je regarde les secondes s’écouler. Elles coulent le long de mes courbes avec la frénésie de l’amour.
Les contacts chauds et frémissants de tes menottes qui courent ma peau, réveillent les frissons de mon échine. Cours, El Diablo ! Cours le creux de mes reins comme je convoite tes yeux ! Les prunelles caressantes, les iris flamboyants, la cornée taquine, la rétine ivre de désir, je revisite la brasse et me noie dans ta palette d’émotions…
Je choppe le fusain de l’espoir et esquisse les bastions d’une nouvelle sensualité. Le vice de la victoire traverse les étendards de la vertu. Flottez ailes de la confiance ! Je vous porte en mon sein, attendant votre éclosion avec la peur et l’excitation d’une enfant capricieuse.
Laisses ta main sur mon sein, mi amore.

2004___Juillet__3_

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